Tailler une pipe

Tailler une plume

Tailler une pipe : cette expression bien connue pour évoquer une fellation serait un mélange de « faire une pipe » et « tailler une plume » (qui ont le même sens).

La première, « faire une pipe », est née au début du siècle dernier. À une époque où, les cigarettes manufacturées étant rares et chères, on roulait ses cigarettes. Qu’on appelait aussi « pipes » en argot.

Peut-être parce que la quantité de tabac nécessaire pour s’en rouler une était équivalente à celle nécessaire pour bourrer une pipe.

L’analogie des gestes aurait fait le reste. Pour préparer sa cigarette, on fait doucement (tendrement ?) rouler entre ses doigts tabac et papier… avant de faire glisser sa langue tout du long.

La seconde, « tailler une plume », concernait la taille des plumes d’oie pour l’écriture. Une tâche plutôt féminine, qui imposait là aussi d’utiliser sa langue pour humecter l’extrémité de ladite plume avant de la tailler au canif.

Heureusement, pour tailler une pipe, l’utilisation du canif n’est pas de mise 🙂

Avant que « faire une pipe » ne se répande, l’expression consacrée était « faire un pompier ». Pas parce qu’il était question d’éteindre un incendie (quoique la métaphore puisse avoir du sens ^^), mais là encore pour une analogie de gestes.

En effet, les pompiers, pour alimenter leurs lances à incendie, devaient à cette époque actionner à la main les pompes de leurs citernes. Entraînant des mouvements de va-et-vient du piston qui leur rappelaient forcément quelque chose…

Et puis, de pomper à pompier, l’air de famille est évident 🙂

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octobre 7, 2018

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