À la vie à la mort – 6

Le début de cette nouvelle est là : http://maud-eliet.com/2017/03/29/a-la-vie-a-la-mort/

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Accoudée à ma fenêtre, Sabrina continue à siroter sa Guinness à petites lampées, se léchant les lèvres chaque fois qu’elle éloigne la bouteille de son visage.

Il n’en faut pas plus que ces mouvements de langue pour me faire démarrer au quart de tour.

Debout derrière elle, je pose mes mains sur ses hanches. Les remonte doucement jusqu’à la ceinture de son jean. Là, je les glisse sous son tee-shirt. M’attarde un peu à apprécier la texture et la douceur de sa peau. Puis les presse sur son ventre, avant de remonter vers ses seins.

La belle ne dit rien et continue à boire comme si de rien n’était, mais quand j’empoigne ses demi-melons, la raideur de ses tétons ne laisse aucun doute sur l’effet que je lui fais.

Cette fois, c’est moi qui ai un sourire moqueur. Changement de cap : maintenant, c’est moi qui mène la danse.

Collé à ses fesses, je descends une main vers la ceinture de son pantalon. Impossible de se glisser à l’intérieur : il est beaucoup trop serré. Mais je ne vais pas me laisser arrêter par si peu !

En un tour de main, je défais le bouton et descends la braguette. Maintenant, on y voit plus clair. Enfin, façon de parler : de derrière, je ne vois rien du tout, de toute façon ! Je la joue en braille.

Je sens la chaleur et la moiteur de l’entrejambe qui se cache à l’intérieur du pantalon. Alors, j’y faufile mes doigts. Après tout, c’est une qualité indispensable chez un futur médecin : il faut savoir palper les corps. Dans tous les recoins. Même les plus improbables. Même les plus chauds et humides…

Quand la pulpe de mes doigts rencontre les abords de sa vulve, la belle a un mouvement du bassin vers l’arrière pour s’en éloigner, mais c’est compter sans ma proximité. Toujours collé à ses fesses, je fais le même mouvement, mais vers l’avant.

Et hop, deux doigts dans la fente !

Ma partenaire ne dit rien, mais je la sens frémir. Je la vois surtout se mordiller les lèvres. Alors je passe à la vitesse supérieure. Une main sur ses tétons, l’autre qui s’agite dans son pantalon, mes dents mordillant le lobe de son oreille, je m’applique à la faire jouir.

Ses bras raidis contre la fenêtre, ses doigts crispés autour de la bouteille qu’elle n’a toujours pas vidée, les halètements qui secouent son ventre… Tout ça, c’est bon signe !

Les doigts bien au fond de son sexe, ma paume qui frotte son clitoris, je souffle doucement sur l’arrière de son oreille que je viens de lécher… et là, son corps se tend, un cri lui échappe, en même temps que la bouteille va s’écraser sur le trottoir.

Et de un…

En face, à la terrasse du Bar de Manu (c’est le nom du troquet ; et pourtant, le patron s’appelle Victor) deux types applaudissent. Sabrina vire à l’écarlate ; je sors une main visqueuse et odorante de son futal et la hume ostensiblement avant de leur faire un grand signe. Les mecs sont hilares et moi remonté comme une pendule.

Pendant que ma partenaire essaye de reprendre ses esprits, je recule un peu, ouvre ma braguette, sort mon matos d’une main, attrape de l’autre une capote préparée sur mon bureau, ouvre l’emballage d’un coup de dent bien placé et m’enfile le morceau de latex. Le tout n’a pas pris dix secondes.

Sabrina s’est un peu avachie sur le rebord de la fenêtre. J’en profite pour lui baisser le pantalon jusqu’à mi-cuisse. La tire un peu en arrière pour qu’elle soit carrément pliée en deux, la fente bien visible et hardi petit ! J’enfourne tout d’un coup.

— Mmmhhh…

La façon qu’elle a de tendre son petit cul vers l’arrière me laisse penser qu’elle ne trouve pas ça désagréable. Ça tombe on ne peut mieux : j’ai bien l’intention de prendre mon pied, moi aussi !

À suivre

juin 22, 2017

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