À la vie à la mort – 2

Le début de cette nouvelle est là : http://maud-eliet.com/2017/03/29/a-la-vie-a-la-mort/

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Quand elle me laisse en plan, je suis tellement occupé à me maîtriser qu’il me faut plusieurs secondes avant de réaliser ce qui se passe. Sabrina m’a laissé derrière elle pour s’approcher de mon lit d’étudiant.

Lorsque j’ouvre les yeux, elle a fait voler tee-shirt et chaussures et est en train de se débarrasser de son pantalon. Le temps que j’en fasse de même, elle s’est allongée sur ma housse de couette aux motifs géométriques et a commencé à se caresser.

La paume de sa main sur son pubis, son pouce caressant lentement le pli de l’aine, elle lance ses autres doigts à l’assaut de sa vulve. Leurs mouvements, tout en langueur, m’hypnotisent. Dans mon cou, ma veine carotide enfle à m’en faire devenir rouge tomate.

De son autre main, la belle agace doucement ses tétons en les effleurant. L’effet est immédiat : ils s’érigent et se crispent, comme aimantés.

La tête en arrière, le dos cambré, Sabrina ne tarde pas à être parcourue d’une série de spasmes. Un vrai tremblement de terre accompagné de ses répliques ! Puis elle se laisse retomber sur le matelas, les deux mains bien à plat sur son ventre qui se lève et s’abaisse en cadence.

— Je ne serais pas contre un peu de compagnie, souffle-t-elle alors.

Ces quelques mots ont pour effet immédiat de me remettre dans l’action.

 

Agenouillé par terre, j’attrape ses chevilles et les dépose sur mes épaules, puis me penche en avant vers son sexe luisant. L’image fugitive d’une blessure à suturer me traverse l’esprit, mais je la repousse bien vite. Le nez à ras de la peau fine, presque translucide, de l’intérieur de ses cuisses, je distribue quelques coups de langue par-ci par-là.

Tu as voulu me faire languir, tout à l’heure ? Maintenant, c’est mon tour !

Des lèvres et de la langue, je triture sa peau, la caresse, l’embrasse, l’aspire, la mouille… en me tenant à distance de son centre du monde.

D’abord, elle ne dit rien, ne bouge pas. Mais petit à petit, des frémissements la parcourent, des gémissements montent de sa gorge, les muscles de ses jambes se tendent sur mes épaules, ses petites lèvres se contractent…

Alors, quand je me décide à titiller son clitoris, il ne lui faut pas longtemps pour pousser un long râle de plaisir !

Plutôt content de moi, j’attrape alors ses hanches et la fait glisser jusqu’au bord du lit. À moi de jouer…

Bien en appui sur mes genoux, je prends mon temps pour la pénétrer. Le temps de profiter du spectacle de mon sexe qui s’enfonce dans le sien… Une première fois, puis une deuxième, puis une troisième… Je suis un gourmet. Pas le genre à s’empiffrer vite fait bien fait.

Bon sang, que c’est bon !

Les contingences de la vie matérielle se rappellent alors à mon bon souvenir, sous la forme de l’arrivée d’un texto : on nous attend dans l’amphi pour le démarrage du TD dans vingt minutes.

Passant d’un coup du train de sénateur au galop de la cavalerie, je mets un terme à notre séance de jambes en l’air – au sens propre du terme ! – et nous nous rhabillons en quelques minutes.

— On revient après le TD pour la bière ? lance Sabrina en sortant.

Et comment !

À suivre…

avril 9, 2017

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